Qu’est-ce que la cartomancie ?

La cartomancie provient du latin charta, papier, écrit, livre, et de mancie, du grec ancien, manteía, divination pour désigner l’art divinatoire par les cartes. On trouve également le terme de tarologie pour spécifier la pratique avec des tarots.

Origine de la cartomancie

L’histoire de la cartomancie et des cartes font débats chez les historiens. Parmi les consensus, nous trouvons la date du XVe siècle pour le tarot retrouvé le plus ancien du côté de Lyon et l’origine des cartes à jouer en Chine au XIIIe siècle et importées par l’empire perse. A la fin du XVIIIe siècle, les arts divinatoires se popularisent. Plusieurs occultistes fascinés par le tarot, l’étudient dans l’espoir d’en percer tous les mystères. Une hypothèse est émise par Antoine Court de Gébelin : le tarot pourrait se lire comme des hiéroglyphes. Avec l’engouement pour l’Egypte de l’époque, la spéculation sur son origine est née et continue encore aujourd’hui à être cité, à tord, dans l’histoire du Tarot.

Tarots et Oracles

Aujourd’hui, les ouvrages de cartes sont nombreux. Nous pouvons citer :

  • l’ancien Tarot de Marseille, version établie comme le Tarot original, de Paul Marteau fixée en 1930
  • le Tarot de Marseille restauré par Camoin et Jodorowsky en 1998
  • le Tarot Rider-Waite-Smith inspiré du Tarot de Marseille et enrichi par les courants occultistes en 1909
  • les Tarots établis sur la même structure des 22 arcanes majeurs et des 56 arcanes mineurs découpés en 4 couleurs
  • le Tarot zen d’Osho
  • l’Oracle de Belline
  • l’Oracle de la Triade
  • l’Oracle de Gé
  • le petit Lenormand
  • le classique jeu de 32 cartes

Pour de nombreux cartomanciens et surtout pour les tarologues, l’ancien Tarot de Marseille est un incontournable avec le « tirage en croix » composé de 4 à 5 cartes disposées sous forme de croix, une carte pour chaque points cardinaux. Les alternatives les plus courantes pour les voyants sont le Belline, le jeu traditionnel de 32 cartes et le tarot Rider-Waite. Ce dernier propose le tarot sans sa dimension chrétienne, le rendant plus universel et donc plus adapté à l’international.

Zoom sur les différentes pratiques

Il est populaire d’associer la cartomancie à la voyance et la prédiction d’avenir. Pourtant, cette pratique n’est pas la seule existante.

Pour explorer différentes pratiques, partons de ce modèle.

L’interprète « lit » les cartes piochées par le consultant

Voici quelques pratiques communes :

Voyance divinatoire : lecture de l’avenir

L’interprète, un voyant, voit l’avenir du consultant à travers les cartes et potentiellement avec d’autres supports. Il est fréquemment suggéré la présence d’un don permettant la vision du futur.

Psychologie : aide à l’analyse

L’interprète, un thérapeute, questionne le consultant sur les visuels et ce que cela lui évoque dans sa situation. Ni don particulier ni connaissance n’est nécessaire pour lire les cartes. Elles aident aux échanges et facilitent l’accès à l’inconscient du consultant pour permettre des prises de conscience.

La voie du Tarot, Alexandro Jodorowsky

Guidance : canalisation, médiumnité

L’interprète, un canal ou médium, reçoit les messages de guides pour le consultant grâce aux cartes. Les sujets abordés sont diversifiés : futur, prise de conscience, conseil, soutien… L’intention est d’aider le consultant dans sa situation et sa vie. L’aptitude reste parfois décrite comme particulière et non accessible à tous. D’autres fois, elle est énoncée comme une capacité à développer accessible à de nombreuses personnes.

Laetitia Guidance

Guidance par les cartes et animation d’ateliers de cartomancie

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